PRÉLIMINAIRE* XxXj
chaleur , fuivant qu’il devient plus ou moinsfolide dans fa nouvelle combinaifon, ou fuivantque celle-ci efl fufceptible de retenir ou deconferver plus ou moins de chaleur fpécifique.Cette obfervation explique la différence des corn*buflions relativement à leur rapidité , à la cha-leur ou à la flamme qui les accompagne , à l’étatplus ou moins folide ou denfe du réfidu, &c.
Enfin, fi la preffion & le froid font les deuxmoyens de condenfer tous les fluides élafliques,peut-être pourra-t-on parvenir en employantl’une & l’autre très-forts , à leur faire perdrel’état de gaz, & à obtenir les bafes féparées &pures, en chaflant la matière de la chaleur quiles tient fondues. On fàuroit par ce moyen quel-les font les bafes de l’air vital, de la mofète,du gaz inflammable , &c. Cela a déjà été faitavecîuccès pour le gaz fulfureux que M. Mongea rendu liquide par un grand froid.
§. II. De la Dlvifion méthodique , ou de laClarification des fluides élafliquespermanens.
Les fluides élafliques permanens font aflezmultipliés pour qu’il fort néceffaire de les claf-fer méthodiquement, ou de les difpofer dansun ordre qui en falfe connoître les rapports oules différences.