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Tome Premier (1786)
Entstehung
Seite
XXVIII
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jtxviij Discours

toutes les fois quun corps reçoit & abforbeaffez de chaleur pour palier à cet état de divi-fibilité qui conflitue la fluidité aériforme. Tousles fluides qui jouiffent de cette propriété ladoivent donc à la matière de la chaleur ; maisil faut auiïi que la preflion des corps ambians,& fur-tout de lair, ne soppofe pas à cetteextrême dilatation , ou que celle-ci foit arrivéeau point de vaincre lobflacle que lui oppofela pefanteur de lair ; de- un corps plus oumoins voilin de la fluidité élaflique pourra yarriver tout-à-coup, fi le poids ou la preflionde latmofphère efl fonftraite, comme cela alieu dans le vide. Delà lévaporation plus forte& plus rapide fur les hautes montagnes. Delàla néceflité dindiquer exaélement dans le--tail des expériences , à quelle preflion tel corpsa pris la forme de fluide élaflique , ou laquelleau moins peut ly maintenir; car on doit en-core obferver que tous les corps fiifceptiblcsde prendre plus ou moins facilement cette ef-pèce de fluidité vaporeufe ou élaflique, ne laconfervent pas également, & quil exifte à cetégard des différences fi grandes entreux quonles a diflingués en permanens & non permanent.Les premiers reflent fluides élafliques pendanttrès-long-tems , & jufquà ce quune combinai-son leur enlève la matière de la chaleur qui