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PRÉLIMINAIRE. XXVlj
fléau en glace cil ramollie par un certain degréde chaleur, fondue & coulante par un plusgrand degré, & enfin , plus fondue pour ainfidire, ou réduite en vapeurs ou en fluide élaf-ticjue par une quantité encore plus grande ; deforte qu’on pourrait dire que la vapeur d’eaucontient trois principales Tommes de chaleur;celle qui la conflitue glace de telle denfité ,celle qui la met dans l’état de liquide à telleraréfaélion, & enfin celle qui la tient fondue enfluide élaflique.
En appliquant cette théorie générale à tousles corps de la nature, il n’en eft aucun qu’onne puiiïe concevoir fufceptible de paffer partous ces états , à l’aide d’une chaleur fuffifante,& ils ne paraîtront différer les uns des autreseu égard à cette propriété, qu’en raifon de laquantité de chaleur néceflaire pour les mettrechacun dans cet état ; ainfi , c’efl faute de cha-leur fuffifante qu’on ne peut ni fondre ni ré-duire en vapeurs le criflal de roche , <Sc il n’eflpas plus difficile d’en concevoir la poffibilité,qu’il ne l’efl de concevoir que le fluide le plushabituellement élaflique comme l’air , peutacquérir une grande folidité, comme cela luiarrive dans plufieurs combinaifons.
Il efl aifé d’expliquer d’après ces principesla formation des fluides diadiques ; elle a lieu