i}2. ’E X É M E N 3
& il efl même des eaux qui en contiennent unôallez grande quantité. Lorfque ce premier la-vage du réfidu d’une eau minérale ne contientqu’une efpèce de fel neutre, il ell fort aifé del’obtenir par la criflallifation, & de s’alfurer defa nature par fa forme, fa faveur, l’adion dufeu, ainfi que celle des réadifs. Mais ce cas ellfort rare., & il efl beaucoup plus ordinaire queplulieurs fels foient réunis dans cette leiTive ; ondoit alors chercher à les féparer par une éva-poration lente : ce moyen même ne réulTilTantpas-toujours parfaitement, quelque foin quel’on emploie à évaporer cette première lefîive,il faut examiner de nouveau chacun des felsqu’on obtient dans les différens tems de l’éva-poration. C’elt le plus fouvent le carbonate defoude, qui fe dépofe confufément avec les felsmuriatiques ; on parvient à les féparer en fuivantun procédé indiqué par M. Gioanetti. Il confilleà laver ce fel mixte avec du vinaigre diüillé.Cet acide dilTout le carbonate de foude; ondelfeche le mélange & on le lave de nouveauavec de l’alcool, qui fe charge de l’acétite defoude, fans toucher au fel marin. On évaporeà ficcité la dilïolution fpiritueufe , & on calcinele réfidu ; le. vinaigre fe décompofe 8c fe brûle ;on n a plus alors que la foude dont on connoît«xaélement la quantité.