d’Hist. Nat. et de Chimie. 479
concaves de l’autre, & placées dans l’animalentre les deux membranes du ventricule. Com-me on ne les rencontre que dans le temps oules écreviffes changent de peau & d’eftomac, &comme elles fe détruifent peu-à-peu à mefureque leur nouvelle enveloppe prend de la con-fiftance, on Croit avec allez de vraifemblancequ’elles fervent à la reproduction de la fubftancecalcaire qui fait la bafe de leurs écailles, ou plu-tôt de leur teft.
Ces pierres n’ont point de faveur ; elles con-tiennent un peu de matière gélatineufe. On lesprépare en les lavant à plufieurs reprifes, &en les porphyrifant avec un peu d’eau pour lesréduire en une pâte molle , que l’on moule entrochifques , & que l’on fait fécher. L’eau deslavages emportant ce que ces pierres contien-nent de gelée animale , il ne refte plus que lafubftance terreufe. Préparées de cette manière ,elles font une vive effervefcence avec tous lesacides, & font abfolument de la même natureque la craie. Elles n'ont d’autre vertu que celled’abforber les aigres des premières voies ; c\ ftd’après des opinions fort hafardées fur toutesces fubftances animales en général qu’on les amifes au rang des remèdes apéritifs, diurétiques,& même cordiaux.