ÉLÉMENT§. XVIII. Du Corail.
Il en eft abfolument de même du corail Jefpèce de ramification calcaire, blanche , rofeou rouge, qui fait la bafe de l’habitation des po-lypes marins. On le prépare comme les pierresd’écrevifle. Il efi de nature calcaire comme cesfubftances pierreufes. Il entre dans la confectionalkermès, la poudre de guttete, les trochifquesde karabé. On lui a attribué des propriétés fansnombre ; mais il n’a abfolument d’autre vertu quecelle d’un pur abforbant, à moins qu’il ne foitcombiné avec les acides. On l’emploie fouvent,ainfi que les pierres d’écrevifle, dans l’état de felneutre formé ave le vinaigre ou le fuc de citron,comme apéritif, diurétique, &c.
§. XIX. De la vraie Coralline.
La coralline , appellée moufle mariné , efi:comme nous l’avons dit, une habitation par-ticulière de polypes. Elle donne à la cornueles mêmes principes que les couleurs animales ;elle a une faveur falée , amère Si défagréable.On l’emploie avec fuccès comme vermifuge.On la-donne en poudre à la dofe de vingt-quatre grains pour les enfans, jufqu*à cel'e dedeux gros &C plus pour les adultes ; on en faitun firop anthelmintique ; elle entre dans la pou-dre
/