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Le mîel eft une matière parfaitementblable aux fucs fucrés que nous avons examinésdans les végétaux. Il a une coulent 1 blanche oujaunâtre, une confiftance quelquefois fyrupeufe,fouvent molle & grenue, une faveur fucrée &aromatique. On en retire par le moyen del’alcohol, & même par l’eau, à l’aide de quel-ques manipulations , un véritable lucre. Ildonne à la cornue un phlegme acide, une huile,& fon charbon eft rare tz fpongieux commecelui des mucilages des plantes. L’acide nitri-que le convertit en acide oxalique comme lefucre. Il eft très-diffo’uble dans l’eau ; il formeun lirop, & il paffe comme le fucre à la fer-mentation vineufe. C’eft un très - bon ali-ment , & un médicament adouciffant, béchique,légèrement apéritif. On le donne dilFous dansl’eau & mêlé avec du vinaigre, fous le nom.d’oxymel ; on le combine fouvent avec quel-ques plantes â:res, comme dans l’oxymel fcil-litique , colchique. Il fait l’excipient de plufieursmédicamens qui portent fon nom , comme lemiel rofat, le miel de nénuphar, le miel mercu-riel, &c.
La cire eft un fuc huileux concret, analogueaux huiles fixes folides, telles que le beurre decacao, & plus encore à la cire végétale. Quoi-qu’on ne puiffe douter que cette fubftance ne