§• \ I. Des œufs des oifeaux.
Les œufs des oifeaux , & en particulier ceuxdes poules, font compofés, i°. d’une coqueeffeufe, qui contient une gelée & du phofphatecalcaire , démontré par M. Berniard ; i°. d’unepellicule membraneufe placée fous la coque, &qui paroît être un tiffu de matière fibreufe; 3 °. dublanc; 4 0 . du jaune contenu & fufpendu dans lemilieu du blanc. C’eft fur cette dernière fubfîancequ’eft foutenu le germe.
Le blanc d’oeuf eft absolument de la mêmenature que le férum du fang ; il eft vifqueux,collant; il verdit le fyrop de violettes, &: con-tient du carbonate de foude à nud. Expofé à unechaleur douce, il fe coagule en une maffe blan-che opaque qui exhale une odeur fétide de gaahydrogène fulfuré ou hépatique. Ce blanc coagulétéi .féché au bain-marie donne un phlegme fadequi fe pourrit, & il prend la féchereffe & la trans-parence rouffâtre de la corne. Di&illé à la cornue,il donne du carbonate ammoniacal & de l’huileempyreumatique ; fon charbon contient de lafoude & un peu de phofphate calcaire. M. Deyeuxen a auffi retiré un peu de foufre parla fublimation.
Le blanc d’œuf, expofé à l’air en couchesminces, fe defsèche plutôt que de fe corrompre >