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Tome Quatrième (1791)
Entstehung
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460
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§ \ I. Des œufs des oifeaux.

Les œufs des oifeaux , & en particulier ceuxdes poules, font compofés, i°. dune coqueeffeufe, qui contient une gelée & du phofphatecalcaire , démontré par M. Berniard ; i°. dunepellicule membraneufe placée fous la coque, &qui paroît être un tiffu de matière fibreufe; 3 °. dublanc; 4 0 . du jaune contenu & fufpendu dans lemilieu du blanc. Ceft fur cette dernière fubfîancequeft foutenu le germe.

Le blanc doeuf eft absolument de la mêmenature que le férum du fang ; il eft vifqueux,collant; il verdit le fyrop de violettes, &: con-tient du carbonate de foude à nud. Expofé à unechaleur douce, il fe coagule en une maffe blan-che opaque qui exhale une odeur fétide de gaahydrogène fulfuré ou hépatique. Ce blanc coagulétéi .féché au bain-marie donne un phlegme fadequi fe pourrit, & il prend la féchereffe & la trans-parence rouffâtre de la corne. Di&illé à la cornue,il donne du carbonate ammoniacal & de lhuileempyreumatique ; fon charbon contient de lafoude & un peu de phofphate calcaire. M. Deyeuxen a auffi retiré un peu de foufre parla fublimation.

Le blanc dœuf, expofé à lair en couchesminces, fe defsèche plutôt que de fe corrompre >