dHist. Nat. et de Chimie. 4^9fpafmodique. On l’emploie à la dofe de quelquesgrains dans des boiffons appropriées, ou mê cavec d’autres fubflances, &t fous la forme depilulles. Le principe odorant de ce médicamenteft fouvent trop aéfif, trop pénétrant, & fufeep-tible de nuire. On fait qu’il y a beaucoup deper-fonnes qui ne peuvent en fupporter l’odeur fanséprouver tous les accidens propres à l’agacementdes nerfs; on doit donc ne l’adminiflrer qu’avecbeaucoup de modération. On l’a regardé aufiicomme un puiflant aphrodiflaque. Cependantquelques médecins modernes croient que l’ambregris peut être preferit à très-haute dofe fans pro-duire de grands effets.
Le plus grand ufage de l’ambre gris efl de four-nir un parfum pour la toilette : on le mêle ordi-nairement avec le mufe, dont il atténue tellementl’odeur, qu’il la rend p 1 us fuave & p’us fuppor-table ; encore ce mélange ne plaît-il pas à tout lemonde.
Commel’ambre gris efl très-cher, on îefalfife& on le mêle avec différentes fubftances. On re-connoît le véritable aux cata&ères fu'vans : il eftécailleux , inflpide, d’une odeur fuave ; il le for dfans donner de bulles ni d’écume lorfqu’on l’ex-pofe à la flamme d’une bougie dans une cuillerd’argent. Il nage au-deffus de l’eau ; il n’adbèrepoint au fer chaud. Celui qui ne prefente pastoutes ces propriétés eft allié 8c impur.