d’Hist. Nat. et de Chimie. 411qu’il croyoit combiné avec l’acide muriatique ( 1 )dans ce corps inflammable. M. Lavoifier , pourconnoître ce qui fe paffe dans cette combuûion,a allumé, à l’aide d’un fer rouge, du phof-phore fous une cloche de verre plongée dans dumercure. Il a obfervé qu’on ne peut brûler qu’unequantité donnée de cette matière dans un volu-me déterminé d’air, & que cette quantité va àun grain de phofphore pour feize à dix-huitpouces cubiques d’air; qu’après cette combuflianle phofphore s’éteint, & que l’air ne peut plusfervir à brûler de nouveau phofphore; que levolume de l’air diminue, Si que le phofphore fschange en flocons blancs, neigeux, qui s’atta-chent aux parois de la cloche ; ces flocons ontdeux fois Si demie le poids du phofphore em-ployé , & cette augmentation de pefanteur cor-rc-fpond exaéfement à celle que l’air a perdue, Sidépend uniquement de l’abforption de l’oxigèns
(1) Stahl a affuré dans plufienrs de fes ouvrages qu’encombinant l’acide muriatique avec le pklogijlique c:ipouvoir faire du phofphore.Margraf a entrepris un travailfuivi, en traitant différentes combinaifons de l’acide mu-riatique par des matières combuflibles , Si il n’a jamais puproduire un atome de phofphore.il a même démontré quel’acide formé par ce corps combuftible brûlé différébeaucoup de celui du fel marin, & tous les chimiftes fontaujourd’hui convaincus de cette différence.
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