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CHAPITRE X.
Du phofphore de Kunckel.
Le phofphore eft une des fttbftances les pluscombuflibles que l’on connoifle. Comme onl’a d’abord retiré de l’urine, comme la matièrequi en donne le plus eft le phofphare d’ammo-niaque & de fonde dont nous avons examiné lespropriétés, nous croyons devoir placer ici l’hif-toire de cette matière inflammable.
La découverte du phofphore eft due , fuivantLéibnitz, à un alchimifte nommé Brandt, bour-geois de Hambourg , qui le trouva en 1667»Kunckel s’aflocia à un certain Krafft, pourfaire i’acquifition du procédé ; mais ce dernierne lui ayant pas communiqué ce fecret, Kunckelv* réfolut de le chercher, & après avoir entreprisun travail fuivi fur l’urine, de laquelle il favoitqu’il étoit tiré, il parvint à faire du phofphore,dont il doit être regardé comme le véritableinventeur. Quelques perfonnes attribuent auflil’honneur de cette découverte à Boyle , quien dépofa en effet une petite quantité, en 1680,entre les mains du fecrétaire de la fociéré royalede Lon dres ; mais Stahl affure que Krafft la
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