d’Hist. Nat. ft de Chimie. 403fivoit dit qu’il avoit communiqué le procédé duphofphore à Boyle. Ce dernier phyficien donnafon procédé à un allemand, nommé GodfreidHankwitz, qui avoit un beau labaratoire àLondres, & qui étoit le feul qui fît du phof-phore , & qui le vendît aux phylîciens de toutel’Europe. Quoique depuis 1680 jnfqu’au com-mencement de notre îiècle il eût paru uiigrand nombre de recettes pour faire "le phof-phore , & entr’autres celles de Boyle, de Krafft,de Brandt , de Homberg , de Teïchmeyer ,de Frédéric Hoffman , de Nicwentyt & deWeclelius, aucun chimifte n’en préparoit encore,& cette préparation étoit un véritable fecrer,lorfqu’en 1737 un étranger offrit à Paris uiimoyen de faire du phofphore avec fuccès.L’académie nomma quatre chimiftes, MM. Hel-let, Dufay, Geoffroy Duhamel, pour fuivrécette opération dans le laboratoire du jardin duroi; le procédé réuffit fort bien. Le miniftère’récompenfa l’étranger , & Hellot le décrivitavec exaétitude dans un mémoire inféré parmiceux de l’Académie, pour l’année 1737. Cetteopération confifte à faire évaporer cinq ou fi*mmids d’urine jufqu’à ce qu’elle foit réduite enonematière grumeleufe , dure, noire &luifante;a calciner ce réfidu dans une marmite de ferdont on fait rougir le fond, jufqu’à ce qu’il ne
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