d’Hist. Nat. et de Chimie. 339pide, d’une légère odeur animale qui n’eft niacide ni alcaline , mais qui acquiert bientôt uneodeur putride, & qui dépofe des filamens commeniuciiagineux. Ce phénomène, qui a lieu dan.sl’eau obtenue par la diftillation au bain marie detoutes les fufeftances animales, prouve que cefluide entraîne avec lui quelque principe mu-queux qui eft la catife de fon altération. La grailledifiillée à la cornue donne un phlegme d’ahcrdaqueux, enfuite fortement acide; une huile enpartie liquide & en partie concrète; il refie unetrès-petite quantité de charbon fort difficile à in-cinérer, dans lequel M. Creilr a trouvé un peu dephofphate calcaire. Ces produits ont une odeuracide, vive &c pénétrante, auffi forte que cellede l’acide fulfureux ; l’acide formé pendant cettediftillation eft d’une nature particulière ; il a étéexaminé avec foin par M. Crell : mais comme ileft très-difficile de l’obtenir par la diftillation , cecélèbre chimifte s’eft fervi d’un procédé beau-coup plus sûr & plus prompr. Nous en parleronsplus bas. L’huile concrète peut être rectifiée parplufieurs diftil'ations, au point d’être très-fluide,très volatile, très-pénétrante; en un mot, depréfenter tous les caraâères d’une véritable huileeffentielle ou volatile. Vingt-huit onces de graillehumaine ont fourni à M. Crell vingt onces cinq£ ? os quarante grains d’huile fluide , trois onces
Y ij