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trois gros trente grains d’acide fébacique, troisonces un gros quarante grains de charbon bril-lant , ôc affez voilin de l’état de plombagine oucarbure de fer, fuivant la remarque de M. Mor-veau. Il y a eu cinq gros dix grains de perte danscette analyfe.il faut l’attribuer à l’eau en vapeurôc aux fluides élafliques, parce que M. Grell nes’eft point fervi des appareils pneumato - chi-miques.
La graifle expofée à l’air chaud s’y altèretrès-promptement; de douce ôc inodore qu’elleeft lorfqu’elle eft fraîche, elle devient forte ÔCpiquante, elle le rancit ; il paroît que cette alté-ration efl une véritable fermentation qui donnenaiflance à un acide. Quoique cet acide déve-loppé paroifle être de la nature de l’acide féba-cique , je ne crois pas que la partie huileufe dela graifle foit la feule caufe de ce changement.Le mucilage animal particulier , que l’analyfeultérieure nous fera découvrir , entre pour quel-que chofe dans cette altération. La graille rancepeut être corrigée par deux moyens ; l’eau fêuleeft capable d’enlever l’acide qu’elle contienr ,comme l’a fait obferver M. Pœrner ; l’alcoholpréfente aufîi la même propriété , fuivant M.Machy. Cela prouve que la jrancidité metla graille dans une forte d’état favoneux ,& la rend ainfi foluble par l’eau ôc par i’alcohol
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