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Tome Quatrième (1791)
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338
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338 É L É M E N S

quels la graiffe fe fond & fe détruit peu-à-peui

Pour fe fervir de la graiffe en pharmacie , oupour examiner fes propriétés chimiques, il fautla couper par morceaux , en féparer les mem-branes & les vaiffeaux qui la parcourent; enfuiteon la lave avec beaucoup deau, on la fait fon-dre dans un vaiffeau de terre neuf, en y ajoutantun peu deau ; lorfque ce fluide eft difïîpé ècquil nexifte pli s de bouillonnement,on la cou-le dans un vaiffeau de faïence, elle fe fige.

La graiffe na point encore été examinée dan*toutes fes propriétés chimiques. On ne connoîtencore que laéfion du feu, de lair & de quel-ques réaétifs fur cette fubftance. Ceft cependantune des madères animales les plus néceffaires àbien connoître, pour pouvoir juger de fes ufagesfur lefquels on ne fait encore rien de certain, &fur-tout des altérations quelle eft fufceptible dé-prouver dans les corps vivans.

La graiffe de quelque animal que ce foit ex-pofée à un feu doux fe liquéfie, & elle fe co'n-gèle par le refroidiffement. Si on la chauffe for-tement & avec le contaft de lair, elle répandune fumée dune odeur piquante, qui excite leslarmes & la toux, & elle senflamme lofquelleeft affez chaude pour fe volatilifer ; elle ne donnequun charbon très-peu abondant. Si on diftillela graiffe au bain-marie , on en retire une eau va-

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