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quels la graiffe fe fond & fe détruit peu-à-peui
Pour fe fervir de la graiffe en pharmacie , oupour examiner fes propriétés chimiques, il fautla couper par morceaux , en féparer les mem-branes & les vaiffeaux qui la parcourent; enfuiteon la lave avec beaucoup d’eau, on la fait fon-dre dans un vaiffeau de terre neuf, en y ajoutantun peu d’eau ; lorfque ce fluide eft difïîpé ècqu’il n’exifte pli s de bouillonnement,on la cou-le dans un vaiffeau de faïence, où elle fe fige.
La graiffe n’a point encore été examinée dan*toutes fes propriétés chimiques. On ne connoîtencore que l’aéfion du feu, de l’air & de quel-ques réaétifs fur cette fubftance. C’eft cependantune des madères animales les plus néceffaires àbien connoître, pour pouvoir juger de fes ufagesfur lefquels on ne fait encore rien de certain, &fur-tout des altérations qu’elle eft fufceptible d’é-prouver dans les corps vivans.
La graiffe de quelque animal que ce foit ex-pofée à un feu doux fe liquéfie, & elle fe co'n-gèle par le refroidiffement. Si on la chauffe for-tement & avec le contaft de l’air, elle répandune fumée d’une odeur piquante, qui excite leslarmes & la toux, & elle s’enflamme lofqu’elleeft affez chaude pour fe volatilifer ; elle ne donnequ’un charbon très-peu abondant. Si on diftillela graiffe au bain-marie , on en retire une eau va-
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