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muriatique, & de diftiller ce fel concentré parl’évaporation dans des vaiffeaux fermés , avecl’alcohol. Ce procédé donne affez facilementde l’éih r muriatique. Mais perfonne n’a fuivice travail avec autant de foin que M. de Cour-tanvaux. On verfe' dans 110? cornue de verre ,fuivant le procédé de ce chimifte , une pinted’alcohol avec deux livres & demie de mu.riate d’étain , ou liqueur fumante de Libavius ;il s’excite une chaleur très-forte, & il s’é'èveune vapeur blanche fuffoquanie qui difparoîtdès qu’on agite le mélange 5 il fe dégage uneodeur agréable , & la liqueur prend une couleurcitrine. On place la cornue fur un bain de fablechaud; on lutte deux ballons, dont le dernierefl plongé dans de l’eau froide. Il paffe bientôtde l’alcohol déphlegmé, l’éther monte enfuite ;on s’en apperçoit à fon odeur fuave & aux{tries qu’il forme fur la voûte de la cornue.Dès que cette odeur change & devient forte& fuffoquante , on change de récipient , &l’on continue de diûiller; on obtient une liaueuracide claire , furnagée de quelques gouttesd’huile douce à laquelle fuccède une matièrejaune , d’une confiftanc'e butyreufe , un vraimuriate d’étain , & enfin une liqueur brune,pefante, qui exhale des vapeurs blanches fortabondantes. Il refte dans la cornue une matière
grifé