d’Hist. Nat. et db Chimie. 2,57
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grife pulvérulente, qui eft un oxide d’étain. Onverfe le produit cthéré dans une cornue fur dela potaffe , il fe fait une vive effervefcence& un précipité fort abondant , dû à letainque l’acide enlève avec lui pendant la diftilla-tion. On ajoute un peu d’eau , & on diftille àune chaleur douce; en obtient la moitié envi-ron de ce produit éthéré. Toutes les liqueursqui paffent après l’éther muriatique font très-chargées d’oxide d’étain; elles attirent l’humiditéde l’air, elles s’unifient à l’eau fans rien préci-piter. On ne favoit pas à quoi attribuer l’aftionfi rapidê de J’acide muriatique contenu dans laliqueur fumante fur l’alcohol, tandis que cetacide pur n’y agit en aucune manière; mais ilparoît, d’après la découverte de Schéele, quecela eft dû à ce que cet acide eft alors dans l’étatd’acide muriatique exigéné, & que c’eft à l’excèsde l’oxigène qu’il contient qu’il faut attribuerla propriété qu’il a de convertir Palcohol enéther. Telle eft la théorie que j’avois donnéele premier de cette opération en 1781 , & queles travaux de MM. Berthollet & Pelletier ontconfirmée.
M. la Planche l’apothicaire a propofé, pourpréparer l’éther muriatique, de ver fer dans une cor-nue tubulée de l’acide fulfurique &c de l’alcoholfur du muriate de foude décrépité. Le gaz acideTome IP. R