d’Hist. Nat. et de Chimie. 153devient peu-à peu plus confidérable ; il s’y formedes cr.ftaux qui ont été regardés comme la com-bination de l'acide de l’huile avec l’alcali fixevégétal, mais qui, fuivant Meilleurs les acadé-miciens de Dijon,ne font que de la poiaffe fatu-rée d’acide carbonique & criftallifce. Commece favonule tft très-difficile à faire & trèa-a’téra-ble, Macquer penfe que lorfqu’on veut réunirles propriétés des huiles volatiles à celles du fa-von, il vaut mieux incorporer avec le favonblanc médicinal quelques gouttes de l’huile vo^latile appropriée à ^indication qu’on fe propofede remplir. L’ammoniaque triturée avec la téré-benthine, forme un compofé favonneux folidequi fe diffout très-bien dans l’eau, & la rendlaiteufe &c écumeufe.
5 e . La réfine de fapin eft nommée térében-thine de Strasbourg. On la recueille en perçantles véficules de Fécerce du fapin très-abondantdans les montagnes de la Suiffe. •
6°. La poix efi le fuc d’une efpèce de fapinnommé pèce ,picea. On la tire par des incifionsfaites à l’écorce de l’arbre ; on la fond à un feudoux; on l’exprime dans des facs de toile;on la reçoit dans des barrils ; c’eft la poix deBourgogne ou poix blanche : mêlée avec dunoir de fumée , elle donne la poix noire.Quand on la tient long temps en fufion, elle