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fe sèche \ devient brune , 6c forme la colophone:On en brûle les parties les plus groflières dansun four dont la cheminée aboutit à un petit cabi-net terminé par un cône de toile : c’eft dans cecône que la fumée vient fe condenlèr , & y for-mer une fuie fine qu’on appelle noir de fumée.
7 °. Le gah'pot eft la réfine du pin qui donneles pignons doux. On entaille cet arbre vers lebas, la réfine coule par ces cavités dans des au-ges. On continue ces incifions de bas en haut,lorfque les premières ne fourniflent plus rien.Quand elle coule fluide, on l’appelle galipot ;celle qui lé sèche fur l’arbre en mafles jaunâtresfe nomme barras. On fait liquéfier ces fucs dansdes chaudières \ èc quand ils font épaiflis par lachaleur, on les filtre à travers des nattes de paille;on les coule dans des moules creufés fur le fable,& on en forme des pains qu’on nomme arcançonou brayftc. Si on y interpofe de l’eau , la matièredevient blanche , & forme la refîne ou poix-ré-fine. Les Provençaux diftillent en grand le gali-pot ; ils en tirent une huile qu’ils appellent huilede raçe, C’efl: avec les troncs &c les racines dupin que l’on prépare le goudron , qui n’efl: quel’huile empyreumatique de cette fubflance. Onmet en tas le bois de cet arbre ; on le couvre degazon, & on y met le feu. L’huile que la chaleuren dégage ne pouvant fe volatilifer à travers le