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d’Hist. Nat. et de Chimie. 145ne contenant point ce principe, il eft cependanttrès-démontré aujourd’hui qu’on peut en ex-traire , à l’aide de la chaleur la plus douce dubain-marie , une eau dont l’odeur, quoique très-légère , fuffit pour faire connoître aux perfonnesexercées la plante d’où elle a été tirée. Je puisaffurer, pour l’avoir éprouvé un grand nombrede fois , que les plantes réputées les plus inodo-res, telles que la chicorée ,1e plantain , la bour-rache, &c. donnent au bain-marie une eau quirépand tellement leur odeur, qu’on peut les dis-tinguer les unes des autres. Il eft vrai que ceseaux aromatiques fades fe décompofent très-vîte & perdent bientôt la légère odeur qui lescaradérife. Elles s’altèrent, fermentent & paf-fent même à l’acidité ou à l’alcali, fuivant leurqualité.
Il exifte un art fondé fur les moyens d’extraireles parties odorantes des végétaux, de les con-ferver, de les fixer dans différentes fubftances ,c’eft celui du parfumeur. La plupart de fes pro-cédés font entièrement chimiques.
La médecine fait un afl’ez grand ufage des eauxdiftillées ou aromatiques. Elles ont différentesvertus fuivant leur nature : on eft dans l’ufagede n’employer que celles que l’on d^fille à feunud avec de l’eau, comme on le fait pour obte-nir les huiles volatiles. Nous obferverons que7 emt IV, K