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une vaôe carrière fur les odeurs, fur leur altéra-bilité , fur leur combinaifon réciproque , & Cetravail vient d’être continué avec le plus grandfuccès par Lorry. Ce favant a fuivi les altéra-tions qui réfultent de leur mélange, celles qu’elleséprouvent par la fermentation , par l’aâion dufeu , de l’air & de différens menftrues. Nous nepourrions, fans nous écarter de notre objet, en-trer dans les détails de fes travaux, mais nouscroyons devoir faire connoître fa divifion pri-mitive des odeurs. Lorry divife ces corps en cinqdafles ; les odeurs camphrées , les éthérées, lesvireufes ou narcotiques, le* acides & les alca-lines ; toutes les odeurs peuvent être , fuivant cemédecin phyficien, rapportées à cinq claffes pri-mitives. En s’expliquant fur la bafe de fa divifion,prife de l’affe&ion que les odeurs font éprouverau fens de l’odorat & aux nerfs en général, Lorr/annnonce qu’il ne s’eft point propofé d’en recher-cher la nature chimique ; mais il eft très-vraifem*blable , comme il le penfe lui-même , que cellesde chaque claflTe fe rapprochent les unes des autrespar leurs propriétés chimiques, comme elles lefont déjà par leur aftion fur l’économie animale.
La fécondé confidération par laquelle nousterminerons l’hiftoire chimique du principe del’odeur, c’efi que, quoique les plantes qui ontété appellées inodores foiont regardées comme
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