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Tome Quatrième (1791)
Entstehung
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146
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ï 4 6 Êlémens

cette manipulation eft bonne pour larome deseaux vraiment aromatiques , mais quelle eft-feâueufe pour celui des plantes nommées com-munément inodores. Nous croyons quil eft in-difpenfable de les diftiller au bain-marie ; commeon ne prend point ordinairement cette précau-tion , elles ont une odeur de feu ou dempy-reume, fans être chargées de celle de la plante.Si la vertu de ces eaux ne réfide que dans leurarôme, quelque foibte quil foit, il eft certainque de la manière dont on les prépare on leurôte toutes les propriétés quelles peuvent avoir.

Nous ajouterons encore à ces obfervationsque les eaux diftillées des plantes que lon prépareen pharmacie ne font point larome pur appellécj'prit rccleur par Boerhaave, mais que larome yeft noyé dans une grande quantité deau que londiftille avec les plantes.