DES REMEDES. 5x9N°. 58.
Une once de racine de grainen , autant de celle dechicorée. Faites bouillir pendant un quart-d’hetireavec une chopine d’eau; faites diffoudre demi-oncede lèl de Sedlitz, & deux onces de manne. Pallezpour en boire un verre de deini-heure en deini-Iieure.
On réitéré au bout de deux ou trois jours,
fait négliger ce remede, St l’on rcgardoit généralementtoutes les ciguës comme une plante qui ne pouvoit quefaire du mal. Mais il y a cinq ans, que Mr. A. Stork,l’un des premiers Médecins de LL. MM. Impériales ,guidé par ces indications vagues, éparfes dans les ouvra-ges de quelques Médecins, & animé par l’envie de remé-dier il des maux cruels, pour lefqirtls on n’avoit encoreaucun fecours efficace , tira la ciguë de l’oubli dans lequelon la laiffbit mal à propos; il commença par en prendrelui-méme de fi peiu ■ dofes, qu’elle n’auroir pas pu luinuire, fuppofé mCm.. qu’elle eût été un poifon; il au-gmenta infenfiblement; enfin, après s'être alluré qu’ellene pouvoit pas nuire, il la donna à-dés malades attaquésde fquirrhes & de cancers, en commençant par de petitesdofes, & en montant fucceffivement, jufqucs-lil qu’il cilparvenu à en faire prendre plus de demi-once par jour,fans aucun inconvénient & avec un fuccès marqué. Sespremiers effais furent des plus heuteux; il a guéri un très-grand nombre de fquirrhes fi de cancers, déclarés abfo-ïument incurables par les plus habiles Médecins, & con-tre lefqnels ils avoient échoué,- l’employant enfuite dansd’autres maladies rebelles & opiniâtres, il en a égalementvu de très-grands effets; & il me paroit démontré, parle nombre, les caraéteres & l’authenticité de fes obser-vations, que ce remede doit être mis dans le petit nom-bre des plus grands remedes de la Médecine, & que fougrand ufage eft dans les maladies qui dépendent d’ohf-truélions ou d’un virus Acre dans les humeurs; aufii ilréulfit finguliéremem dans les fquirrhes externes & inter-nes, dans les cancers, dans les écrouelles, dans les ma-I ladies de la peau, dans les (luxions & les ulcérés opiniâ-
tres, dans les cararaétes commençantes, quelques gout-tes, quelques étilies, la gangrené même, Stc. Un très-long ufage ne peut pas nuire; il fortifie le tempéramentau-lieu de l’ufer.
- Je fais qu’à Fi 'mue même on a cherché à le décrier.,