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Tome Second (1770)
Entstehung
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529
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DES REMEDES. 5x9N°. 58.

Une once de racine de grainen , autant de celle dechicorée. Faites bouillir pendant un quart-dhetireavec une chopine deau; faites diffoudre demi-oncede lèl de Sedlitz, & deux onces de manne. Pallezpour en boire un verre de deini-heure en deini-Iieure.

On réitéré au bout de deux ou trois jours,

fait négliger ce remede, St lon rcgardoit généralementtoutes les ciguës comme une plante qui ne pouvoit quefaire du mal. Mais il y a cinq ans, que Mr. A. Stork,lun des premiers Médecins de LL. MM. Impériales ,guidé par ces indications vagues, éparfes dans les ouvra-ges de quelques Médecins, & animé par lenvie de remé-dier il des maux cruels, pour lefqirtls on navoit encoreaucun fecours efficace , tira la ciguë de loubli dans lequelon la laiffbit mal à propos; il commença par en prendrelui-méme de fi peiu dofes, quelle nauroir pas pu luinuire, fuppofé mCm.. quelle eût été un poifon; il au-gmenta infenfiblement; enfin, après s'être alluré quellene pouvoit pas nuire, il la donna à-dés malades attaquésde fquirrhes & de cancers, en commençant par de petitesdofes, & en montant fucceffivement, jufqucs-lil quil cilparvenu à en faire prendre plus de demi-once par jour,fans aucun inconvénient & avec un fuccès marqué. Sespremiers effais furent des plus heuteux; il a guéri un très-grand nombre de fquirrhes fi de cancers, déclarés abfo-ïument incurables par les plus habiles Médecins, & con-tre lefqnels ils avoient échoué,- lemployant enfuite dansdautres maladies rebelles & opiniâtres, il en a égalementvu de très-grands effets; & il me paroit démontré, parle nombre, les caraéteres & lauthenticité de fes obser-vations, que ce remede doit être mis dans le petit nom-bre des plus grands remedes de la Médecine, & que fougrand ufage eft dans les maladies qui dépendent dohf-truélions ou dun virus Acre dans les humeurs; aufii ilréulfit finguliéremem dans les fquirrhes externes & inter-nes, dans les cancers, dans les écrouelles, dans les ma-I ladies de la peau, dans les (luxions & les ulcérés opiniâ-

tres, dans les cararaétes commençantes, quelques gout-tes, quelques étilies, la gangrené même, Stc. Un très-long ufage ne peut pas nuire; il fortifie le tempéramentau-lieu de lufer.

- Je fais quà Fi 'mue même on a cherché à le décrier.,