DES REMEDES. <519
4°. Des veflîes à moitié remplies ou d'eau chaude& de lait, ou de la décoétion émolliente.
5 0 . Un cataplafme de mie de pain & de lait, ouune bouillie d'orge & de riz extrêmement cuitsc
6°. Dans la pleurélie, § 89- 3 l’on trotte quelque-fois la partie malade avec l'onguent d’althea.
N°. 10.
Efprit de foufre une once, fyrop de violette fixonces, (g)
N°. 11.
Deux onces de manne, demi once de fel de fedlitz,fondez dansquatre onces d’eau chaude, Secouiez. (/;)N°. 12.
De fleurs defureau, unepoignée; d’hyfope,unedetni-poignée. Vcrlc-z deflus trois chopines d’eaubouillante, délayez dans la eolature trois onces demiel.
(g ) Ceux pour qui la dépenfe du firop de violette fe-roit trop confidérabk- , peuvent fe contenter d’une dé-coction d’orge un peu épailfe.
L’efprit de foufre fe vend trois batz l’once; on peutemployer celui de vitriol, qui coûte la moitié moins.
Bien bouchés, ils fe confervent fort long-temps.
Des amis, dont je refpeéte les avis, ont trouvé extrê-mement fortes les dofes d’efprits acides que je prefcrits,& elles le font farts doute , fi on les compare à celles qu’onprefcrit ordinairement, & auxquelles je me ferois bornéfi je n’en avois pas vu fouvent I’infullifance; l’expériencem’a appris qu’il falloit confidérablement les augmenter,& en allant graduellement, je fuis parvenu à en donnerplus qu’on ne l’avoit faitjufqu’à préfent, & toujours avecbeaucoup de fuccés; les dofes mêmes que je prefcris danscet Ouvrage, 11e font point aulli fortes que celles que j’or-donne très-fouvent ; ainfi, je prie les Médecins, qui lesont trouvées extraordinaires, de vouloir bien les ellayereux-mêmes, & je fuis perfuadé qu’ils s’en féliciteront.
(£) La manne coûte vingt batz la livre, fix kreutzersl’once. L’on peut, fi cela efttrop cher, employer un quartd’once de fenné, & demi dragme de nitre. Onverfedef-fus un verre de décoftion de mauve bouillante , & onpâlie. Mais le premier remede vaut mieux.
La manne fe conferve plus d’un an.
Le fenné coûte fix kreutzcrs l’once.
Z vj