De l’Inoculation. 4S1tué plufieurs freres ou plu fleurs foeurs. Il faut,avant que de les inoculer, s’être bien alluréde la caufe de ce danger, & cet examen eft'toujours très-difficile ; peut-être même qu’ileft impoffible quand on n’a pas obfervé loi-même la maladie d’un des morts. Quand ona découvert cette caufe, il faut la combattrelong-temps par les remedes qu’elle exige;fouvent ils font très-oppoles au régime ra-fraîchiflant de la préparation ordinaire pourles enfants foins.
§ 577. Je dois dire quelque chofe de l’opé-ration même. On fait deux incifions à la peau,une à chaque bras, ou une à chaque jambe,& je préféré les jambes, de la longueur dequinze ou feize lignes chacune ; on fe fortpour cela ou d’une lancette , ou, ce que jepréféré, d’un biftouri bien tranchant ; l’inci-fion doit être très-fuperficielle ; il fuffit qu’onapperçoive , dans le fond, un léger fuinte-ment fonguin ; quand il coule du fong pur,l’opération eft moins bien faite.
On met, dans cette incilion, un fil bienimbibé de pus, que l’on couvre avec une em-plâtre de diapahne, qu’on afiujettit avec unecompreffe & une bande, allez fortement pourqu’il ne fo dérange pas. On le lailïè pendantvingt-quatre, trente-fix, ou quarante-huit heu-res, cela eft aftez indifférent. Si, quand ona ôté le fil, la fuppuration des plaies eft unpeu confidérable , on y met quelques brinsde charpie ; fi elle n’eft pas confidérable, onn’y met point de charpie jufqu’à ce qu’ellele devienne , mais on rapplique Amplement