461 Df. l’Inoculation.-plutôt la fin de l’Eté, m’a paru mériter la pré-férence ; parce qu’alors les enfants font or-dinairement bien mieux portants qu’au Prin-temps. Le grand air dans lequel ils ont vécu,le mouvement qu’ils ont pris, les fruits qu’ilsont mangés, leur donnent une difpofition bienplus favorable que celle qu’ils ont à la fin del’Hiver, époque à laquelle ils font fouvent in-commodés , & qui exige par-là même plusde préparation qu’en Automne. Si l’on vit dansdes endroits où la petire vérole foit conftam-ment mauvaife, il eft à préfumer que cela dé-pend d’un vice permanent dans l’air, & ilfaut aller inoculer ailleurs.
On ne doit point inoculer dans le lieu mêmeoù régné une épidémie de petites véroles très-meurtrieres.
S’il régné quelqu’autre maladie épidémique,on doit faire attention fi elle attaque les en-fants : fi elle ne les attaque pas, on peut har-diment les inoculer : fi elle les attaque, il fautou différer, ou les tranfporter ailleurs ; ou,fi l’on ne peut ni différer ni les tranfporter,on doit joindre, à la préparation que leur tem-pérament paroît exiger, les fecours indiquéspour prévenir la maladie épidémique.
Quand l’épidémie eft très-générale, qu’ily en a plufieurs differentes, & que la mul-titude des malades prouve l’infalubrité de l’air,on ne doit pas inoculer; je n’ai pas voulu lefaire ici au Printemps 1766.
§ 574. Après tout ce que j’ai dit, ce qui merefte à dire fur la préparation eft bien court ;parce que, je le réitéré, que je ne me pro-