de Précaution. 445fuite, foit par la prodigieufe évacuation qu’ilsprocurent ( c’efl ce qu’on appelle fuperpurga-tion ) & qui peut tuer le malade , commeil n’eft que trop aifé d’en trouver des exem-ples parmi le peuple , qui eft prefque tou-jours conduit par des mains meurtrières, l’ondoit traiter ces infortunés tout comme s’ilsavoient été empoifonnés , par des poifonsâcres; voyez § 533., c’eft-à-dire, leur don-ner beaucoup d’eau tiede , de lait, d’huile,de décodions d’orge , des laits d’amande ,des lavements émollients avec du lait fk desjaunes d’œuts; leur faire même une forte bai-gnée , fi les douleurs font exceflives Sc le poulsfort & fiévreux.
L’on arrête les évacuations , après avoirdonné beaucoup de délayants, en donnantles mêmes remedes calmants prefcrits en par-lant des douleurs aiguës § 536. N°. 6°.
Des flanelles trempées dans de l’eau chau-de , dans laquelle on a fait diffoudre de la thé-riaque , font aufli très-utiles; l’on peut même,fi les évacuations par les felles font exceffi-ves, fans beaucoup de fiev're & de chaleur,mettre la groffeur d’une noix mufcade de thé-riaque dans les lavements.
Si les vomiffements font exceffifs, fans diar-rhée , il faut multiplier les lavements émol-lients, avec de l’huile, fans jaunes d’œuf, ôtmettre dans un bain tiede.
§353. Les purgatifs fouvent réitérés ont lesmêmes inconvénients que les fréquentes bai-gnées. Ils ruinent les digeftions, l’eftomac nefait plus fes fondions, les inteftins devien-
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