44^ Des Saignéesn’eft pas fort mal, dans l’efpérance que, ûl’on peut s’en palier, on la confervera pourune autre occalion. Cependant le mal em-pire, on faigne, mais à tard, & j’ai l’exem-ple de plufieurs malades, qu’on a laifïe mou*rir, afin de réferver la première faignée pourun cas plus important. Toute la différencequ’il y a entre l’effet de la première faignée*& des fuivantes, c’efl qu’ordinairement elleoccafionne au malade, une émotion plutôtnuifible que falutaire.
Des Purgations.
§ 547. L’on purge, ou par le vomiffement,ou par les lelles ; & cette derniere voie eftbeaucoup plus naturelle que la première, quine fe fait que par un mouvement violent &contre nature. Il y a cependant quelques casqui exigent le vomiffement ; mais exceptéces cas-là, ( j’en ai indiqué quelques-uns, ) ilfaut fe contenter des remedes qui purgent parle bas.
§ 548. Les lignes qui font connoître qu’ona befoin de purger, font i°. un mauvais goûtà la bouche le matin, fur-tout un goût amer,la langue & les dents fales ; des rapports défa-gréables, des vents, des gonflements. z°. Unmanque d’appétit, qui s’accroît peu-à-peu ,fans fievre , &c qui dégénéré en dégoût, &quelquefois fait trouver un mauvais goût à cequ’on mange.
3 0 . Des envies de vomir à jeun, & mêmequelquefois dans le relie du jour , fuppolë