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Tome Second (1770)
Entstehung
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433
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Des Poisons. 433

crée, avec une a fiez grande quantité de vi-naigre , qui eft le vrai fpécifique de ces poi-fons, & l’on évacue les inteîlins par quel-ques lavements.

Trente-fept foldats ayant mangé, pour descarottes, de la racine d’œnanthe , ou ciguëjUipendule, ils furent tous très-malades ; &£l’émétique N ü . 34., joint aux lavements & àla quantité de boitions, les fauva tous, exceptéun feul qui périt avant qu’on eût pu le fecourir.

§ 535. Si, par imprudence , par méprife ,par ignorance, ou par mauvais cleffein , onavoit pris trop d’opium, ou de quelque prépa-ration dans lefquelles il entre , comme thé-riaque , mitridat, diafcordium , &c. , il fau-drait , fur le champ, faire une faignée, trai-ter le malade tout comme s’il avoit une apo-plexie fanguine, (voyez § 147.) parce quele trop d’opium en produit effectivement une;faire refpirer beaucoup de vapeur de vinai-gre , & faire boire beaucoup de vinaigre dansde l’eau.

Des douleurs aiguës.

§ 536. Je ne veux point parler ici des dou-leurs qui accompagnent quelque maladie con-nue , qui doivent être traitées comme cettemaladie, ni de celles auxquelles quelques per-fonnes valétudinaires font fujettes habituelle-ment , l’expérience leur a appris ce qui lesfoulage le plus; mais quand une perfonne faine& .bien portante fe trouve tout-à-coup atta-quée de quelque douleur exceffive, dans quel-qtie partie du corps que ce foit fans en con-