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Tome Second (1770)
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410
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410 Des Évanouissements.meurs qui dévoient sévacuer par cette voie,fe rejetteront ou fur les reins, & lon rendrabeaucoup durine claire , accident très-fré-quent chez les perfonnes à vapeurs ; ou furles boyaux, & lon aura une diarrhée aqueufe,fouvent très-rebelle.

§ 50a. Parmi les différents fymptômes decette maladie, les évanouiffements ne font pasun des plus rares.

On efl fur quils dépendent de cette caule-quand ils attaquent une perfonne ffijette à cettemaladie, & quon ne peut trouver aucune desautres caufes qui les produifent.

Ces évanouiffements ne font prefque jamaisdangereux , §£ nont prefque befoin daucunfecours ; il faut mettre le malade fur un lit,lui donner beaucoup dair, & lui faire fentirquelque odeur plutôt puante quagréable ; cefl:dans ces évanouiffements que la fumée de cuir,de plume, de papier, réuffit fouvent très-bien.

§ 503. Ils font fouvent occafionnés, parceque le malade a été un peu trop long-temps àjeun, parce quil a un peu trop mangé, quil eftdans une chambre trop chaude, quil a vu tropde monde , quil a fenti quelque odeur tropforte, quil eff trop ferré, que quelques dis-cours lont affeété un peu trop vivement, enun mot, par beaucoup de caufes, prefque in-fenlibles pour des gens bien portants, mais quiopèrent un effet très-violent fur ces perfonnes,parce que , comme je lai dit, le vice de leursnerfs confifte à être affeêlés beaucoup trop vi-vement , la force de la fenfation neft pointproportionnée à celle de fa caufe extérieure.