Druckschrift 
Tome Second (1770)
Entstehung
Seite
404
Einzelbild herunterladen
 

404 Des Évanouissements.la Reine de Hongrie , le Tel dAngleterre,lefprit de fel ammoniac, des herbes fortes,telles que la rhue, la fauge, le romarin , lamenthe , labfinthe , &c.

3 0 . On leur met dans la bouche, & ontâche de leur faire avaler quelques gouttesdeau des carmes, ou deau-de-vie , ou dequelquautre liqueur potable, mêlée à un peudeau, pendant quon prépare du vin échaufféavec du fucre & de la canelle , ce qui faitle meilleur des cordiaux.

On leur applique, fur le creux de lefro-mac, un morceau de flanelle, ou dautre étoffede laine , trempé dans du vin échauffé avecquelque herbe forte, ou même dans de leau-de-vie chaude.

5°. Si le mal paraît durer, il faut les mettredans un lit bien chaud, parfumé avec un peu defucre & de cannelle, &c continuer les friéfionsde tout le corps avec des flanelles chaudes.

6 P . Dès quils peuvent avaler, on leurdonne du bouillon avec un jaune dœuf, ouun peu de pain , ou de bifcuit trempé dansle vin avec le fucre & la cannelle,

7°. Enfin , pendant quon prend des pré-cautions pour agir fur la caufe, on continue,pendant quelques jours, à prévenir de nou-veaux retours, en leur donnant fouvent, &peu à la fois, dune nourriture légère, maiscependant fortifiante , comme des panadesau bouillon, des œufs à la coque très-frais,& très-peu cuits , des rôties au fucre , duchocolat, des foupes avec le meilleur bouil-lon , des gelées, du lait, ôcc.