Des Panaris. 395lait. On peut le rendre plus aftif, en y ajou-tant quelques oignons de lis, ou un peu demiel; mais il ne faut le faire que quand l’in-flammation diminue , & que la fuppuratioilcommence ; avant ce temps-là tous les re-medes âcres font très-dangereux. L’on em-ploie auffi , à cette époque, le levain qui hâtepuiffamment la fuppuration. Le cataplafme d’o-f’eille, § 480., eft très-efficace.
§ 485. L’évacuation prompte du pus efttrès-importante, mais c’eft l’affaire du Chi-rurgien , parce qu’il ne convient point d’at-tendre que l’ouverrure fe faffe naturellement,d’autant plus que la peau étant quelquefoisextrêmement dure, le pus fe répandrait dansl’intérieur des chairs avant qu’elle fe perçât.Ainfi, dès qu’on foupçonne que le pus eft for-mé , il faut voir un Chirurgien qui décidedu moment où il convient de faire l’ouver-ture, qu’il vaut beaucoup mieux faire un peutrop tôt , qu’un peu trop tard, & un peutrop profonde que pas allez.
Quand l’ouverture eft faite, on panfe avecl’emplâtre N°. 66., étendu fur une toile, ouavec le ffiaradrap, & l’on change tous les jours.
§ 486. Quand le panaris eft occafionnépar une humeur extravafée dans le voifinagede l’ongle , un Chirurgien adroit en arrêtetrès-promptement les progrès, & guérit ra-dicalement par une incifton qui donne iffueà cette liqueur. Mais, quoique cette opérationne foit pas difficile, tous les Chirurgiens nefavent pas l’exécuter , plufieurs même n’enont point l’idée.
S iv