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Tome Second (1770)
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345
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ARRÊTÉS A LA GORGE, .345des mâchoires de poiffons, des épingles, ilsforte nt alors avec beaucoup de facilité.

§ 422. Une fécondé iffue, c’eft quand cescorps ne reffortent point, mais occasionnentdes accidents fâcheux qui tuent le malade,& il y a beaucoup de ces cas.

Une Demoifelle ayant avalé des épinglesqu’elle tenoit dans fa bouche, une partie reffortit par les felles, mais l’autre partie perçales inteftins, & même le ventre avec des dou-leurs inouies ; la malade périt au bout de troisfemaines.

Un homme avala une aiguille, qui perçal’eftomac , pénétra dans le foie, & fit pé-rir le malade en confomption.

Une fonde échappée, en examinant la gor-ge , avalée, tua le malade au bout de deux ans.

O11 voit tous les jours avaler des piècesmonnoyées, de différents métaux , fans qu’ilfurvientre rien de fâcheux ; on a vu avalerjufqu’à cent louis d’or qui reffortirent tous.Mais que ces heureux hazards n’inlpirent pastrop de fécurité, les événements fâcheux doi-vent infpirer une jufte crainte ; une feule piècede monnoie avalée, boucha la communica-tion entre l’eftomac & les inteftins, & tua.On avale tous les jours des noyaux impuné-ment, mais on a des exemples de gens chezlefquels il s’en eft fait des amas, qui fontdevenus caufe de mort, après beaucoup dedouleurs.

§ 423. La troifieme iffue, c’eft quand cescorps reffortent avec les urines , mais ces casfont rares.

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