ARRÊTÉS A LA GORGE. 345
du § 410., St tous ceux qu’il eft dangereuxd’avaler, il faut alors de deux maux choifirle moindre, St courir les rifques de les pouf-fer , plutôt que de laifTer périr horriblementle malade en peu de moments. L’on doitd’autant moins balancer à prendre ce parti,qu’un grand nombre d’exemples prouvent que,s’il eft arrivé fouvent de grands maux aprèsavoir avalé ces corps , St même une mortcruelle, d’autres fois ils n’ont occafionné quepeu ou point d’accidents.
§ 419. Il arrive quand ces corps ont étéavalés, de quatre chofes l’une; ou i°. ils reftfortent par les felles; ou x ü .jls ne reftortentpoint, St tuent le malade ; ou 3°. ils ref-i'ortent par les urines ; ou 4°. ils fe font jourpar la peau. Je détaillerai ces quatre iftuesdifférentes.
§ 420. Quand ils reftortent par les felles,ou ils reftortent au bout de peu de temps,fans avoir occafionné prefque aucun accident,ou cette fortie ne fe fait que long-temps après ,St eft précédée par beaucoup de douleurs.L’on a vu reffortir, peu de jours après, fansavoir fouffert, un os de jambe de poule, unnoyau de pêche , un couvercle de boîte dethériaque , des épingles , des aiguilles , desmonnoies de toute efpece, une petite flûte,longue de quatre pouces, qui caufa de vivesdouleurs pendant trois jours, St fortit heu-reufement, des couteaux, desrafoirs, une bou-cle de foulier. J’ai vu, il n’y a que peu dejours; un enfant de deux ans St demi, qujavala un clou long de plus d’un pouce, St