ARRÊTÉS A LA G O R G E. 341Quand on ne peut pas avaler, on doit ef-fayer fi l’irritation d’une plume promenée dansle fond de la gorge produira cet effet, ce quin’arrivera pas fi le corps comprime fortementtout l’œfophage ; alors il n’y a d’autre reffourceque celle de donner un lavement de tabac.Un homme avala un gros morceau de pou-mon de veau, qui s’arrêta au milieu de l’œ-fophage , & bouchoit exaêlement le" paflage ;un Chirurgien effaya inutilement un très-grandnombre de moyens ; un fécond voyant leurinutilité, & le malade ayant » le vifage noir» & tuméfié, les yeux, pour ainfi dire, hors» de la tête, tombant dans des fyncopes fré-» quentes avec des mouvements convulfifs,» il lui fit donner en lavement la décoéfion» d’une once de tabac en corde ; ce remede» procura un vomiffement violent, qui fit re-» jetter le corps étranger, qui alloit caufer» la mort.du malade.
§ 416. Un fixieme moyen, que je ne croispoint qu’on ait employé, mais qui pourroitêtre très-utile dans plufieurs cas, quand lescorps avalés ne font pas trop durs & qu’ilsfont fort gros, ce ferait de fixer un tire-bourefolideinent à un manche flexible & à un filciré, afin qu’on pût le retirer, fuppofé qu’ilquittât fon manche, il ferait aifé, fur-toutfi le corps netoit pas extrêmement bas, d’yplanter le tire-boure, ôt de le retirer par cemoyen.
L’on a vu une épine fixée dans la gorge,dégagée & rejettée, en riant.
§ 417. Dans le cas du § 409., quand ilTome II, Q