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Tome Second (1770)
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335
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ARRÊTÉS A LA GORGE. 33

cliofe, il vit très-bien quelques jours, &: lamaladie eft alors une maladie particulière delœfophage ; mais <i le paffage eft abiolumentfermé , & quon ne puiffe point le débou-cher pendant plufieurs jours, il en réfuite unemort cruelle.

§ 408. Le danger ne dépend pas autantde la nature du corps arrêté, que de fa grof-feur, relativement au paflàge de lendroitil sarrête , & de la façon dont il sarrête ;& Couvent les aliments tuent, pendant queles corps les moins faits pour être avalés ,noccafionnent pas de grands maux.

Un enfant de fix jours avala une dragéefucrée qui sarrêta : il mourut dabord.

Un homme fentoit quun morceau de mou-ton sétoit arrêté ; pour neffrayer perfonne ,il fortit de table : un moment après on veutlavoir il eft, on le trouve mort. Un fé-cond périt par un morceau de gâteau ; untroifieme, par un morceau de peau de jam-bon; un quatrième, par un œuf, quil ava-loit par défi.

Une châtaigne quun enfant avaloit entière,le tua. Un autre enfant périt promptementétouffé, (car ceft toujours détouffement quonpérit fi vite,) par une poire quil avoit jet-tée en lair , & reçue dans fa bouche. Unepoire a auffi tué une femme. Un morceaude rendon, (ce quon appelle ordinairementnerf) refta arrêté huit jours fans que le ma-lade pût rien avaler ; au bout de ce temps,il tomba dans leftomac, dégagé par la pour-riture ; mais le malade mourut bientôt après,