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Tome Second (1770)
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332
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33^ Des Noyés.quelquefois ranimé la chaleur , mais ils fontplus lents, & ne font pas plus efficaces quela chaleur dun lit bien échauffe, parfumé delucre , & que les frittions avec des flanelleschaudes.

2°. La méthode de les rouler dans un ton-neau eft dangereule , & fait perdre un tempsprécieux.

3°. Celle de les pendre par les pieds,eft auffi accompagnée de danger, & ne peutavoir aucun ufage. Cette écume qui eft unedes caufes de mort, eft trop adhérente poursévacuer par fou propre poids ; ceft cepen-dant le feul fecours quon pourrait retirer dela fufpenfion , qui nuit dailleurs en augmen-tant lengorgement de la tête & du poumon.

§ 404. Il y a quelques années quon fauvaune fille de dix-huit ans, (on ignore fi elleavoit été fous leau, peu de temps ou quel-ques heures, ) « qui étoit làns mouvement,» glacée, infenfible, les yeux fermés, la bou-» che béante, le teint livide, le vifage bouffi,» tout le corps enflé, chargé deau , » enétendant fur un lit quatre doigts de cendres,promptement échauffées dans des chaudières,en la couchant toute nue fur ces cendres, enla couvrant avec dautres cendres auffi échauf-fées , en lui mettant fur la tête un bonnet,autour du col un bas, qui en étoient rem-plis , & en mettant par-deflus le tout descouvertures. Au bout de demi-heure, le poulsrevint, elle reprit la voix , & cria , je gele ,je gele. On lui donna un peu deau clairette,& on la laifla huit heures enfevelie fous les