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Tome Second (1770)
Entstehung
Seite
330
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3 jo Des Noyés.

a fauve une femme , confiée « à introduire» dans le fondement le tuyau d’une pipe al-» lumée; on enveloppe le fourneau d’un pa-« pier percé de plulieurs trous, on le met» dans la bouche , & on fouffle de toutes» fes forces ; à la cinquième gorgée, on en-» tendit dans le ventre de la femme , un» grouillement conlidérable ; elle rendit de» l’eau par la bouche , & un moment après» la connoiffance lui revint. » L’on peut auffîallumer deux pipes , dont on abouche lesfournaux ; on met le tuyau de l’une dansle fondement , & on fouffle par celui del’autre.

L’on peut encore introduire une vapeurquelconque , en mettant dans le fondementune canule, ou un autre tuyau qu’on lie for-tement à une veille ; cette veilie tient parfon autre bout, à un gros entonnoir de ferblanc, fous lequel brûle le tabac. Ce moyenm’a réuffi dans d’autres cas, où le befoin mele fit imaginer.

5°. L’on fait fentir au malade les eauxfortes les plus volatiles ; on lui fouffle dansle nez, de la poudre de quelque herbe forte,feche , comme de fauge , de romarin , derhue, de menthe, & fur-tout de marjolaine,ou de tabac très-ièc, ou la fumée des mê-mes herbes. Il convient au reile, de n’em-ployer ces derniers fecours, qu’après la tai-gnée ; ils font alors plus efficaces & plus furs.

6°. Tant que le malade na aucun fignede vie , il n’avalera pas, & il eft inutile, &même dangereux, de lui mettre dans la bou»