320 Maladies& autres remedes de cette efpece, qui, par-la violence de leur aélion fur les organes len-iibles des enfants, font plus propres à pro-duire des convulfions qu’à les calmer.
2°. Les remedes aftringents qui nuifent tou-tes les fois que la caulè des convulfions dé-pend de quelque matière âcre, qui doit for-tir du corps par les felles , ou qu’elles fontl’effet d’un effort de la nature pour opérerquelque crife ; & comme elles dépendent pref-que toujours de l’une ou de l’autre de cesdeux caufes, on voit que les aflringents neconviennent prefque jamais. Il y a d’ailleurstoujours du danger à en donner aux enfants,fans un examen bien mûr, parce qu’ils leurcaufent fouvent des obftruélions.
3?. L’ulkge précoce , trop confidérable ,trop continué, ou mal indiqué des anodyns,tels que la thériaque, le mithridate, le firopde pavot, (& il eft très-ailé de donner con-tre quelqu’un de ces écueils, ) a auffi les fui-tes les plus fâcheufes dans les convulfions,& ils nuifent au moins aux neuf-dixiemes deceux auxquels on les ordonne. Us calment,il eft vrai, aftez fréquemment pour quelquesmoments, quelquefois quelques heures, maisle mal n'en revient que plus violemment en-fuite , parce qu’ils ont augmenté toutes lescaufes qui le produifoient, ils détruifent l’efi-tomac, ils confiipent, ils diminuent lés uri-nes , & d’ailleurs en émouffant la fenfibilitédes nerfs, qu’on doit envifager comme unedes principales fentinelles chargées par- la na-ture d’avertir qu’il y a des ennemis, le mal