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Tome Second (1770)
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318
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3i8 Maladiesjnents malTains, de ceux dont la digeftioneft au-defîus des forces de l’eflomac des en-fants , des mélanges, de la mauvaife difln-bution des aliments.

On connoît que les convulfions de l’en-fant dépendent de cette caufe , par ce quia précédé, par fbn dégoût, ion appéfantifle-ment, fa langue fale, fbn ventre gros, fonmauvais teint, fon mauvais fommeil.

La diete, c’eft-à-dire, une diminution dansla quantité de fes aliments, quelques lave-ments avec de l’eau tiede, & une purgationN u . 63., les guériflent.

§ 392. La fécondé caufe , c’eft les vicesdu lait; foit que la Nourrice ait eu quelque co-lère violente, quelque grand chagrin, quelquepeur , foit qu’elle ait pris des aliments mal-fàins, bu trop de vin, ou des liqueurs, foitqu’elle foit réglée, & que cette époque pro-duite un dérangement fenfible dans iafanté,foit enfin qu’elle foit malade ; dans tous cescas, le lait fe gâte, & jette l’enfant dans desaccidents violents, qui quelquefois le tuentpromptement. - *

L’on y remédie, i°. en le privant de celait gâté , jufqu’à ce que la Nourrice foit re-mife dans fon état de fauté & de tranquil-lité , dont on hâte le retour par quelques la-vements , des calmants, une entière priva-tion de ce qui lui a fait du mal, & en fai-sant tirer exactement tout le lait qui a fouffert.

2°. En donnant à l’enfant même quelqueslavements, en lui faifant boire beaucoup detilleul, en ne le nourriffant pendant un jour