3oo Les Couches.faite, fe trouverait en travail, St que le tra-vail paraîtrait douloureux & difficile , bien-loin de l’encourager à des efforts précoces,qui perdent tout, & de les aider par les re-medes deffiuéïifs dont je viens de parler, ilfaut lui donner une faignée du bras, qui pré-viendra l’engorgement & l’inflammation, cal-mera les douleurs, rélâchera les parties , &dilpofera tout favorablement.
L’on ne doit donner d’autre nourriture ,pendant le temps du travail, qu’un peu depanade toutes les trois heures , 6t de l’eaupanée autant que la malade en veut.
On donne, de quatre en quatre heures,un lavement avec une décoéfion de mauve& un peu d’huile ; dans l’intervalle on faitmettre fur une étuve, c’eft-à-dire, fur unbaflin , ou fur une chaife percée , dans le-quel il y a de l’eau chaude ; l’on frotte lepaffage avec un peu de beurre, 6c l’on tientfur le ventre, des fomentations cl’eau chaude,qui font les plus efficaces.
En fuivant cette route, non-feulement lesfages-femmes ne font point de mal, mais el-les laiflênt à la nature le temps de faire dubien; un grand nombre d’accouchements quiparoiffoient difficiles, fe terminent heureufe-ment, & l’on a au moins le temps d’allerchercher des fecours. D’ailleurs les fuites descouches font heureufes; au-lieu qu’en fuivantla méthode échauffante, lors même que l’ac-couchement efl: fait, la mere & l’enfant ontli cruellement fouffert, qu’ils pétillent fouventl’un 6c l’autre.