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Tome Second (1770)
Entstehung
Seite
270
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irjo Diarrhée.

& bien-loin daffoiblir , ces diarrhées ren-dent plus fort, plus léger, plus ditpos.

§ 316. 11 faut bien le garder de les arrê-ter ; elles finiffent ordinairement delles-mê-mes quand toutes les matières nuifibles fontévacuées, & elles ne demandent aucun re-ntede : il faut feulement diminuer confidé-rablement la quantité des aliments : fe pri-ver de viande , dœufs , de vin ; ne vivreque de quelques loupes , de quelques légu-mes , ou dun peu de fruit, crud ou cuit,& boire un peu plus quà lordinairfe. Unetilàne de capillaire eft très-fuffifante dans cecas. Il ne faut ni thériaque , ni confeâion,ni autres drogues de cette efpece.

§ 317. Sil arrive quaprès cinq ou fix joursle mal dure encore , quil affoibliffe le ma-lade, que les douleurs deviennent un peu for-tes , & fur-tout, fi les envies daller à la l'eiledevenoient plus fréquentes, alors il faudraitlarrêter. Pour cela on mettrait le malade tout-à-fait au régime, &, fila diarrhée étoit ac-compagnée dun grand dégoût, de fouleve-ments de cœur, dordures fur la langue, demauvais goût à la bouche , on lui donne-rait la poudre N 3 . 35. Si ces accidents nexif-toient pas, on lui donneroit celle N°. 51.;& , pendant les trois heures, qui fuivent ceremede , on lui ferait prendre , toutes lesdemi-heures, une taflè de bouillon foible.

Si la diarrhée, arrêtée par ce remede, reve-noit au bout de quelques jours, ce ferait unepreuve quil y a quelque matière tenace, qui napas encore été évacuée, il faudrait, dans ce