a6o M i s É r É r É.ment. Pendant tout ce temps-là il n’y a pasune feule (elle ; le ventre le tend , les uri-nes quelquefois font fupprimées, d’autres foistroubles ik puantes. Le pouls, d’abord allezdur, devient vite & petit ; les forces fe per-dent entièrement ; les malades rêvent ; il fur-vient prefque toujours un hoquet, &c quel-quefois des convulfions générales ; les extré-mités fe refroidiffent, le pouls fe perd , lesdouleurs & les vomiifements ceffent, & lemalade meurt très-promptement.
§ 318. Comme cette maladie eft accom-pagnée du plus grand danger, l’on doit, fansattendre un moment, commencer des reme-des dès qu’on foupqonne le mal ; la plus pe-tite faute eft mortelle, &c l’on a vu les li-queurs chaudes tuer au bout de peu d’heu-res. J’ai été appellé le fécond jour de la ma-ladie pour une jeune perfonne, qui avoit prisBeaucoup de thériaque ; rien ne put mêmela foulager, elle mourut au commencementdu troifieme jour.
Le mal doit être traité précifément commeles coliques inflammatoires ; & la feule dif-férence qu’il y a entre ces deux maladies, c’eftque dans ce cas, il n’y a point de felles, maisdes vomiifements continuels.
Il faut donc 1 faire une très-forte laignée,à moins qu’on ne fût appellé trop tard, &cquand le malade a déjà perdu fes forces.
2 y . Donner des lavements laxatifs, qu’onfait avec une décoftion d’orge, & auxquels onajoute cinq ou fix onces d’huile.
3 0 . Chercher à modérer les efforts des vo^