Miséréré. 159que endroit, par quelque caufe que ce foit,tous les aliments font arrêtés * fk alors il ar-rive fouvent que ce mouvement continuelqu’on remarque clans les boyaux , pour pouf-fer tout vers le fondement, fe fait clans unfens contraire, & pouffe tout vers la bouche.
Le mal commence, quelquefois, après quel-ques jours de conftipation, d’autres fois, fansqu’elle ait précédé, par des douleurs dans quel-que partie du ventre, fur-tout autour du nom-bril , qui, augmentant peu-à-peu, deviennentenfin très-violentes , & en même-temps lemalade a de l’angoiffe ; l’on fent, chez quel-ques-uns , une tumeur dure qui fait le tourdu ventre comme une corde, on entend desvents, il en fort quelques-uns par-deffus, ilsfont fuivis d’envie de vomir ; bientôt il fur-vient quelques vomiffements qui vont en au-gmentant jufqu’à ce que le malade rende toutce qu’il prend, avec un furcroît de douleursinouies. Il ne rend d’abord que les derniersaliments, quelques matières jaunes, les boif-fons , mais enfuite les matières deviennentpuantes, fétides ; &, quand le mal eft très-avancé , elles ont une odeur qu’on appelled’excréments, mais qui reffemble plutôt à cellede cadavre corrompu. Quelquefois auffi, fil’on a pris des lavements qui euffent une odeurforte , on la retr.ouve dans ce qu’on vomit ;mais je n’ai jamais vu vomir ni de vrais ex-créments , ni la matière des lavements, nimoins encore des fuppofîtoires introduits parle fondement. S’il faut croire que cela eft ar-rivé , il eft bien difficile de comprendre com-