Coliques. 257tietle, tenir les jambes plufienrs heures, d’a-bord à la vapeur de l’eau chaude , eniuitedans l’eau tiede ; boire abondamment desfleurs de tilleul avec un peu de lait ; don-ner enfuite un grain d’opium ; &, fi le malne cédoit pas, appliquer aux jambes des vé-ficatoires, dont j’ai vu de grands effets.
§ 313. On voit par ce Chapitre, qu’il fautêtre extrêmement en garde contre les cho-fies chaudes 8c fpiritueufes dans les coliques ,8c que ces remedes peuvent non-feulementles empirer, mais même les rendre mortel-les. L’on ne doit donc jamais en donner; 8iquand on ne fait pas démêler la caufe de lacolique, je confeille de s’en tenir à ces troisfecours, qui ne peuvent nuire à aucune ef-pece , 8c peuvent guérir toutes celles qui nefont pas extrêmement fortes. i°. Des lave-ments réitérés. 2°. Une grande quantité d’eautiede ou de thé de fureau en boiffon. 3°. Desfomentations fur le bas-ventre ; celles d’eautiede font à préférer à toutes les autres.
§ 314. Je n’ai rien dit des huiles , parcequ’elles ne conviennent que dans très-peu d’efipece de coliques, 8c point du tout dans cellesdont j’ai parlé ; ainfi j’en déconfeille tout-à-fait l’ufage, qui peut nuire à plufieurs égards.
§ 313. Les maladies de langueur n’entrantpoint dans mon plan, je ne dois pas traiterdes coliques de cette efpece , qui font fouf-frir plufieurs perfonnes pendant longues an-nées ; mais je crois devoir les avertir queleurs maux étant caufés, le plus fouvent pardes obftruêlions dans les vifceres du bas-ven-