a 56 Coliques.on le puifle, donner un peu de vin aroma-tique , ou un peu de quelque liqueur ftoma-chique.
§ 311. Quand on eft fujet à de fréquen-tes douleurs de coliques , c’eft une preuveque les digeftions ne fe font pas bien , &l’on doit y remédier, fans quoi la fanté fe dé-range , & l’on tombe dans des maux fâcheux.
Coliques après le froid.
§ 31a. Quand on a eu très-froid, fur-toutaux pieds, l’on eft quelquefois attaqué, peud’heures après, de violentes coliques , danslefquelles les remedes chauds & fpiritueux fonttrès-nuifibles, mais qui fè guériffent en frot-tant les jambes avec des linges chauds, enles trempant enfuite dans l’eau tiede pendantlong-temps, & en faifant boire beaucoup dethé léger de camomille ou de fureau.
La guérifon fera encore plus prompte fi lemalade fe met au lit, & peut un peu fuer ;fur-tout aux jambes. Si les douleurs étoienttrès-fortes, on donnerait des lavements.
Une femme s’étant trempée les jambes dansune fource aflez fraîche , après avoir mar-ché , au gros de l’été, fut d’abord attaquéed’une colique très-violente. On lui donna deschofes chaudes , le mal empira ; on la pur-gea , le mal empira : on m’appella le troi-fieme jour, peu d’heures avant fa mort.
Il faut, dans ces cas-là , fi la douleur eftexceflive , & le malade d’un bon tempéra-ment , faigner, donner un lavement d’eau