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Tome Premier (1770)
Entstehung
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255
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Coliques. 2^5font tendus par ces vents , & cette tenfionproduit des douleurs quon appelle colique ven-teulè.

Cette efpece fe trouve aftez rarement feule ;mais elle fe joint fouvent aux autres elpecesdont elle eft leffet, & fur-tout à la précé-dente , & elle contribue beaucoup à en au-gmenter les fymptômes. On la connoît parles caufes qui ont précédé ; parce quil nya ni fievre, ni chaleur, ni altération ; parceque le ventre eft gros fans dureté, quil eftinégalement gros ; parce quil fe forme despoches de vents , tantôt dans un endroit,tantôt dans un autre ; parce quen frottant leventre du malade, on fait remuer les vents,ce qui le foulage, & que, quand il en rendpar-deflus ou par-delfous, il eft encore plusfoulagé.

§ 310. Quand elle eft jointe à une autre,elle ne demande point de traitement parti-culier , elle fe diftïpe par les remedes qui dififtpent la colique principale.

Quelquefois elle eft feule, & elle dépenddaliments ou de boiftons pleines dair, commele moût, la bierre, quelques fruits, quelquesjardinages. On la guérit par un lavement, enfrottant le ventre avec des linges chauds, enbuvant quelque boiffon un peu aromatique,& fur-tout du thé de camomille , auquel onpeu joindre un peu de confeélion, ou mômede thériaque. Quand les douleurs ont pref-que. fini, fi lon na ni chaleur ni fievre, &fi lon fent leftomac affoibli, on peut alors,mais ceft prefque le feul cas de colique