Coliques. 2^5font tendus par ces vents , & cette tenfionproduit des douleurs qu’on appelle colique ven-teulè.
Cette efpece fe trouve aftez rarement feule ;mais elle fe joint fouvent aux autres elpecesdont elle eft l’effet, & fur-tout à la précé-dente , & elle contribue beaucoup à en au-gmenter les fymptômes. On la connoît parles caufes qui ont précédé ; parce qu’il n’ya ni fievre, ni chaleur, ni altération ; parceque le ventre eft gros fans dureté, qu’il eftinégalement gros ; parce qu’il fe forme despoches de vents , tantôt dans un endroit,tantôt dans un autre ; parce qu’en frottant leventre du malade, on fait remuer les vents,ce qui le foulage, & que, quand il en rendpar-deflus ou par-delfous, il eft encore plusfoulagé.
§ 310. Quand elle eft jointe à une autre,elle ne demande point de traitement parti-culier , elle fe diftïpe par les remedes qui dififtpent la colique principale.
Quelquefois elle eft feule, & elle dépendd’aliments ou de boiftons pleines d’air, commele moût, la bierre, quelques fruits, quelquesjardinages. On la guérit par un lavement, enfrottant le ventre avec des linges chauds, enbuvant quelque boiffon un peu aromatique,& fur-tout du thé de camomille , auquel onpeu joindre un peu de confeélion, ou mômede thériaque. Quand les douleurs ont pref-que. fini, fi l’on n’a ni chaleur ni fievre, &fi l’on fent l’eftomac affoibli, on peut alors,mais c’eft prefque le feul cas de colique où