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Tome Premier (1770)
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Coliques. 249

gue , étoient effrayantes , 5 c fon état, quiétoit leffet de la liqueur quelle avoit prife,me fit craindre pour elle. Une faignée dequatorze onces, calma un peu toutes les dou-leurs ; elle prit plufieurs lavements , ôc ellebut quelques pots dorgéade en peu dheures.Ces fecours adoucirent un peu le mal ; encontinuant la boiffon ôc les lavements, ladiarrhée diminua, le mal de reins finit, ôcil vint beaucoup durines, qui fe troublèrent,dépolèrent, ôc elle guérit ; mais je fuis per-fuadé, que fi la baignée avoit été faite deuxheures plus tard, leau de noix lui auroit coûtéla vie. Pendant que le mal dure, il ne fautdonner aucun aliment ; ôc lon ne doit ja-mais négliger les reftes de douleurs, craintequil ne fe forme une dureté, ou fquirrhe,qui occafionneroit les maux chroniques lesplus fâcheux.

§ 301. Linflammation des inteftins ôc deleffomac, peut dégénérer en abcès, commecelle de toutes les autres parties, ôc lon doitcroire quil sen forme un, quand la violencedes douleurs diminue , mais quil refte unedouleur fourde, un mal-aife général, peu dap-pétit , des friffons fréquents, ôc que le ma-lade ne reprend pas fes forces. Lon ne doitdonner, dans ce cas , que les boiffons in-diquées dans ce Chapitre, ÔC quelques bouil-lons farineux.

La rupture de labcès efl: quelquefois mar-quée par une petite défaillance lùivie duneceffation de pefanteur dans la partie onla refifentoit, ôc quand le pus sépanche dans

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