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Tome Premier (1770)
Entstehung
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248
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240 Coliques.dinairement très-bien , à cette époque , leshommes les plus robuftes & les plus durs.La manne feule fuffit pour les perfonnes dé-licates , & tous les purgatifs âcres feroienttrès-dangereux, vu la grande fenfibilité de lef-tomac fk des boyaux, après cette maladie.

§ 299. Cette maladie efl: quelquefois lef-fet dune inflammation générale du fang, &elle efl produite, comme les autres mala-dies inflammatoires, par des travaux forcés,une grande chaleur, des aliments ou des boif-fons échauffantes, &c. ; fouvent auffi elle efl:la fuite des autres coliques mal traitées, quinauroient point été inflammatoires, mais quile deviennent ; & jai vu plufieurs fois, cescoliques naître après les remedes chauds,(voyez-en un exemple, § 164.)

§ 300. Dix jours après que jeus guéri unefemme, dune colique alfez forte, les dou-leurs revinrent violemment dans la nuit; ellecrut quelles nétoient occafionnées que pardes vents, & elle efpéra de les appaifer parbeaucoup deau de noix, qui, bien-loin deproduire cet effet, les rendit plus atroces,elles devinrent inouies, & cefl: ce qui devoirnéceflàirement arriver : elle me demanda degrand matin ; le pouls étoit fort, vîte , dur ;le ventre tendu ; les reins fouffroient beau-coup , les urines étoient prefquentiérementlûpprîmées, elle nen rendoit que quelquesgouttes, qui étoient ardentes, avec des dou-leurs très-fortes , elle alloit très-fouvent furla chaife, prefque pour rien. Langoifle , lachaleur, laltération, la féchereffe de la lan-