2.50 Coliques.
l’inteftin , le malade a quelquefois des en-vies de vomir, des vertiges, & le pus pa-roît dans les premières Telles. Il relie alorslin ulcéré dans l’intérieur du boyau, qui,négligé ou mal traité , peut conduire à unefievre lente & à la mort, & que j’ai guéri,en faifant vivre uniquement de lait écrémé,coupé avec un tiers d’eau , & en donnant,de deux jours l’un, un lavement, avec par-ties égales d’eau & de lait, & un peu demiel.
Quand l’abcès creve en dehors de l’intef-tin, & que le pus s’épanche dans le ven-tre , c’eft un cas très-grave, qui demande desfecours que je ne puis pas détailler ici.
Colique bilieufe.
§ 302. La colique bilieufe fe manifefte pardes douleurs très-aiguës, mais elle eft affezrarement accompagnée de fievre , à moinsqu’elle n’ait déjà duré un jour ou deux. Lorsmême qu’il y en a , le pouls, quoique vite,n’eft ni fort, ni fort dur ; le ventre n’eft nitendu , ni brûlant, comme dans la coliqueprécédente ; les urines coulent mieux , &font moins rouges; la chaleur intéiieure, &la foif, font affez preffantes ; la bouche eftamere ; les vomiffements ou la diarrhée ,quand l’un ou l’autre exiftent, évacuent desmatières jaunes ; fouvent la tête tourne.
§ 303. On la guérit i°. par des lavementsde petit-lait, & de miel, ou, fi l’on n’a pas